Appel à résidence – LACTU (Lieu d’Art Contemporain Tunnel)

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Présentation du projet

LACTU propose une résidence artistique dans un tunnel ferroviaire abandonné situé à Ségonzac (Corrèze), long de 250 mètres et désaffecté depuis les années 1950. Le projet s’inscrit dans une réflexion sur les origines de l’art.
Il s’inspire des pratiques préhistoriques, où les premières formes artistiques ont émergé dans des grottes, à la lumière du feu. L’artiste est invité à créer dans un environnement singulier : un espace clos, sombre, humide, aux parois irrégulières, où l’eau suinte et où la matière brute est omniprésente.

L’objectif est de placer l’artiste dans une situation expérimentale, entre mémoire des origines et création contemporaine. 


Enjeux esthétiques

• Quelles sont les émotions et les sensations suscitées par cet environnement ?

• Quels sont les défis et les opportunités liés à la création dans des lieux inhabituels ?

• Comment l’évocation des origines de l’art peut-elle influencer la création contemporaine ?

• Le lieu comme matière première : le tunnel, avec ses dimensions, ses matériaux, son histoire et son état de dégradation, devient lui-même une œuvre d’art ou du moins un élément constitutif de l’œuvre. L’artiste est confronté à une matière première brute, souvent hostile, qu’il doit apprivoiser et transformer.

• Un lieu de passage : le tunnel est un endroit que l’on traverse, souvent à grande vitesse et que l’on distingue à peine. Il n’est jamais prévu de s’y arrêter. C’est un lieu purement utilitaire et inhospitalier. La construction de ce tunnel a commencé en 1893 et la mise en service a eu lieu en 1898. Abandonné en 1940, il n’est plus traversé par des machines ou occupé par des hommes, la nature a repris ses droits.

• Un lieu de vie : des colonies de chauve-souris utilisent le tunnel en particulier pendant la période d’hibernation. Le Grand Rhinolophe, le Petit Rhinolophe, le Grand Murin, l’Oreillard roux et le Murin de Bechstein sont les espèces actuellement recensées sur le site. Nous portons une attention particulière à leur protection, en lien avec le Groupe Mammalogique Herpétologique du Limousin (GMHL).

• L’immersion et l’expérience : l’obscurité, le confinement, les échos, la matière brute créent une atmosphère particulière qui peuvent amplifier l’impact de l’œuvre. L’absence ou la pénurie de lumière naturelle impose des contraintes et des choix esthétiques particuliers. L’artiste doit travailler avec la lumière artificielle ou naturelle filtrée, ce qui influe sur la perception des couleurs, des volumes et des matières.

• Le jeu de taille : les dimensions imposantes du tunnel offrent des possibilités de création à grande échelle, mais aussi la nécessité de s’adapter à un espace contraint.

• La temporalité : l’art créé dans un tunnel est souvent éphémère, soumis aux aléas du temps et à une humidité conséquente, très variable et toujours présente. Cette temporalité pose la question de la pérennité de l’œuvre et de sa documentation. Et parfois, un concours de circonstance fait que les œuvres dépassent les siècles et l’homme d’aujourd’hui consacre une énergie folle à sa conservation.

Pour en savoir plus sur le tunnel :

Cadre de la résidence

  • Durée : 1 mois (juin)
  • Lieu : Tunnel de Ségonzac (Corrèze)
  • Espace de travail : environ 50 m² modulables
  • Superficie globale du site : 1250 m²

Conditions matérielles :

  • Accès véhicule
  • Électricité (EDF)
  • Source d’eau (non potable)
  • Outils et équipements mis à disposition
  • Matériaux naturels disponibles sur site (bois, terre, sable)

Hébergement :

  • Gîte à proximité (pris en charge)

Allocation :

  • 1 500 € pour l’artiste

Pour tout savoir de l'appel, télécharger le PDF

Compétences

Publié le

mars 31, 2026

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